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2422 revues culturelles francophones.
Notre revue consacrée
à l'histoire et
à l'actualité
des revues.
En ouverture du numéro d'octobre 2005 d'Esprit, Pierre Vidal-Naquet évoque sa lecture de la réédition des numéros d'Esprit publiés pendant la guerre. Peu favorable au choix risqué de la présence publique pendant l'occupation, il rappelle cependant comment remettre les interventions de l'époque dans leur présent. S'il convient qu'« on ne peut contresigner aujourd'hui tout ce qu'Esprit publiait en 1940-1941 », il conclut : « qui oserait réimprimer ces numéros de la même époque ? La NRF, la Revue des Deux Mondes ? Chiche ! »
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Beaucoup a été dit ou écrit sur la personnalité du nouveau pape, Josef Ratzinger, désormais Benoît XVI. Mais on n'a pas encore trop commenté le fait que c'est sans doute la première fois que le souverain pontife, théologien réputé, est doté d'un substantiel passé de revuiste. Après avoir participé au lancement de la revue Concilium, fondée en 1965 par le jésuite Rahner et le dominicain Schillebeeck, qu'il quitta en raison de divergence d'idées, il se retrouva de plain-pied dans la revue Communio (1972), créée par le théologien Urs von Balthasar, destinée à défendre l'identité catholique et aujourd'hui publiée en treize langues différentes. C'est ce travail intellectuel de revue (35 articles dans Communio entre 1978 et 2004), accompagné de plusieurs publications, qui est à l'origine de sa nomination à l'archevéché de Munich (1977) et de sa carrière brillante au sein de la Curie romaine.
publie dans sa livraison octobre-novembre-décembre 2005 un article de Caroline C. Tachon, « Les revues du Quercy dans le feu de la Libération ». L'auteur remet en perspective le contexte politique et intellectuel de l'époque, les conditions matérielles de production et de distribution avant de s'intéresser aux revues Aluta, Le Point et Les Étoiles du Quercy, évoquant le souvenir de Raymond Coly et Jean Moulinier, Pierre Braun et Pierre Betz, Jean Lurçat, le Commandant Rémy et Jean Agamemnon, croisant nombres d'acteurs de la vie intellectuelle et littéraire de l'époque. Un article passionnant, bien illustré et annoté qui rappelle le rôle joué par ces organes « souvent oubliés par l'histoire littéraire [...] au regard des combats politiques ou culturels nationaux ».
Adresse : 12, impasse Donzelle, BP 123, F-46003 Cahors, tél/fax : 05 65 35 49 30, quercyrecherche@wanadoo.fr
Dans l'ouvrage collectif La Grande Guerre. Pratiques et expériences, Yaël Dagan interroge le silence de la NRF, propice à tous les jeux de l'ambiguïté gidienne, entre mobilisation et démobilisation (p. 169-177), tandis que Thomas Loué analyse l'engagement catholique et nationaliste de la Revue des Deux Mondes : à la fois permanence de l'inspiration et renouvellement éditorial par la littéralisation de la guerre menée par les académiciens lorsque René Doumic prend la direction de la revue en janvier 1917.
Ouvrage publié sous la direction de Rémy Casals, Emmanuelle Picard et Denis Rolland, Toulouse, Privat, 416 p.
Dans le récent numéro spécial (n° 23, 2005) de la revue Mil neuf cent, revue d’histoire intellectuelle (5, rue Las Cases, 75007 Paris) consacré à « La guerre du droit » 1914-1918, deux articles s’intéressent plus particulièrement aux revues. Yaël Dagan étudie la Revue de métaphysique et de morale pendant la guerre : il s’agit de « justifier philosophiquement notre cause ». Elle analyse les diverses formes de mobilisation et les malaises qu’elles engendrent puisque, comme l’écrit un des collaborateurs de la revue, Georges Guy-Grand, il faut « d’abord vaincre, ensuite philosopher ». Elisabeth Fordman s’attache de son côté à une revue britannique, The New Europe, fondée en 1916 par l’historien Robert William Seton-Watson au sein de la mouvance libérale et radicale afin de soutenir l’effort de guerre britannique et qui dispose d’une certaine influence auprès des milieux dirigeants pendant la guerre et au moment de la préparation des traités de paix.
Le dernier numéro de Faire Part, intitulé « Ce que Change a fait », est entièrement consacré à la revue fondée par Jean-Pierre Faye en 1967 avec entre autres Jacques Roubaud, Maurice Roche, Jean-Claude Montel, Mitsou Ronat, Jean Paris, Paul-Louis Rossi, et plus tard Félix Guattari.
Le Mouvement social publie, sous la direction de Christophe Prochasson, un ensemble sur « Musique et politique » dans son n° 208 (juillet-septembre 2004). Michèle Alten analyse le rôle des revues de la mouvance communiste dans « la découverte de Béla Bartok en France après 1945 ». Elle s’intéresse ainsi aux articles de La Nouvelle Critique, d’Europe et de La Pensée, qu’elle met en regard de ceux parus dans La Revue musicale au début des années 1950.
retrace l’histoire des revues et magazines culturels d’avant-garde au cours du 20e siècle. Steven Heller s’attache à l’étude de ces publications novatrices qui ont voulu allier l’invention de la forme au radicalisme artistique et politique. L’ouvrage très abondamment illustré restitue l’originalité des typographies et des mises en pages de ces revues, qui se voulaient aussi révolutionnaires que les mouvements d’avant-garde – de Dada au postmodernisme, en passant par le futurisme, le Bauhaus ou la vague punk – qu’elles ont accompagnés.
Paris, Phaidon, 2005, 240 p.
Dans le numéro 5 de la revue Sociologie de l'art, consacré au travail artistique, Anne-Laure Brion propose une étude de la revue de critique de cinéma Positif : « entre amateurisme et professionnalisme : une revue aux prises avec son identité ».
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